"Consommer, produire et épargner autrement"

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Avantages et inconvénients

Prenons un exemple concret. Un jeune maraicher s’installe, travaille une petite surface en forte diversification dans le respect des principes agro-écologiques. Il se rend compte que la marge pratiquée par les intermédiaires représente 100% du prix auquel ceux-ci lui achètent ses légumes. Il choisit donc de revendre une partie de sa marchandise via des groupes d’achats, qui s’engagent à acheter une certaine part de sa production à prix fixe pendant toute l’année.

Avantages

Les consommateurs ont accès à une alimentation saine et de qualité, produite de façon transparente. Les groupes sont un lieu de rencontre et de convivialité. Ils permettent parfois de bénéficier d’un prix plus bas et évitent à chacun de se déplacer jusqu’à la ferme.

Le producteur bénéficie d’une clientèle assurée et peut planifier ses récoltes. La négociation  des prix à l’avance réduit l’incertitude et le prépaiement (partiel) constitue un fond de trésorerie. Le producteur peut donc limiter ses emprunts. La diversification des canaux de commercialisation lui permet de multiplier son nombre de clients, ce qui diminue le risque de défaut de payement et accroit son autonomie. Les risques météorologiques et phytosanitaires sont partagés. Le lien entre les groupes et le producteur permet d’éviter le coût d’un label (« bio »…), est source de flexibilité et permet d’échanger de l’information (par exemple le souhait de haricots…).

En outre,  les circuits courts sont source de dynamisme économique et territorial, de cohésion sociale, de diminution des dépenses publiques et, souvent, d’effets environnementaux positifs.

Inconvénients

Se lancer n’est pas anodin ! La prise en charge par les producteurs ou les consommateurs de chacune des étapes habituellement dévolues aux intermédiaires requiert des informations, des compétences, du temps et des capitaux spécifiques. Il faut trouver des groupes ou des producteurs intéressés, gérer les périodes de vacances et les creux de production (matching offre-demande), organiser le transport, la logistique, s’occuper de la comptabilité (diversité des métiers), acquérir des bacs frigorifiques, une camionnette, trouver des terres (accès aux ressources), etc.

« Pour que tout ceci reste un avantage pour le producteur, les membres du groupes doivent veiller à ne pas être trop exigeants envers le producteur, à comprendre sa situation » (Réseau des Consommateurs Responsables). Les producteurs n’ont pas le temps, par exemple, d’enlever la terre des carottes avant la livraison.

Ceci dit, l’attrait des groupements d’achat est tel qu’en Wallonie, leur nombre double tous les deux ans !

Un coup de main pour lancer un groupement d’achat ?